8 leviers pour réduire les coûts cachés des achats de classe C
- Arnaud
- 6 minutes de lecture
Les achats de classe C, souvent perçus comme secondaires en raison de leur faible valeur unitaire, sont en réalité un gouffre financier insoupçonné pour de nombreuses entreprises. Représentant à peine 5 % des dépenses totales, ils concentrent pourtant jusqu’à 70 % des lignes de commande et des fournisseurs.
Ce paradoxe crée une « dette achats invisible » qui pèse lourdement sur la productivité et la rentabilité. Cet article vous dévoile 8 leviers concrets pour transformer la gestion des achats de classe C en un puissant moteur de performance en 2026.
SOMMAIRE :
Définition : Que sont exactement les achats de classe C ?
Dans la méthode ABC, les achats de classe C regroupent les achats indirects et les fournitures non stratégiques (fournitures de bureau, EPI, petit matériel de maintenance, consommables informatiques). Bien que leur prix unitaire soit faible, leur volume de transactions est massif.
Contrairement aux achats de classe A (stratégiques) et B (intermédiaires), la valeur ajoutée des achats de classe C ne réside pas dans la négociation du prix, mais dans la simplification extrême du processus d’acquisition.
Le coût réel : Pourquoi vos achats coûtent 2 à 3 fois leur prix
Le prix affiché d’un produit de classe C est trompeur. Derrière chaque stylo ou chaque ramette de papier se cache une cascade de coûts administratifs. Comprendre les coûts cachés des achats de classe C est la première étape pour les maîtriser et sortir de la zone grise :
- Le coût de traitement administratif : mobiliser plusieurs services pour une commande à 40 € peut générer un coût de traitement interne allant jusqu’à 100 €.
- La « dette achats invisible » : la multiplication des fournisseurs et la dispersion de l’information créent une complexité comptable et organisationnelle majeure.
- Le temps perdu des opérationnels : chaque minute passée par un technicien ou un cadre à chercher un produit est une perte de productivité directe.
- L’explosion du nombre de factures : les achats de classe C sont souvent un problème comptable avant d’être un problème achats.
8 leviers pour optimiser vos achats de classe C
🔷 Levier 1 — Réduire le nombre de fournisseurs à gérer
- Action : consolidez votre portefeuille. Optez pour une consolidation dynamique qui regroupe les petits fournisseurs tout en permettant le multi-sourcing via une plateforme unique.
- Le gain : diminution des comptes actifs et réduction des coûts de gestion.
- La punchline : trop de fournisseurs tue la rentabilité des petits achats.
🔷 Levier 2 — Standardiser les produits achetés
- Action : supprimez les références redondantes. Proposez un catalogue interne de produits pré-validés incluant des alternatives économiques et des critères ESG.
- Le gain : réduction des dépenses superflues et meilleure gestion des stocks.
- La punchline : la diversité excessive est l’ennemie de l’économie d’échelle.
🔷 Levier 3 — Digitaliser toutes les commandes
- Action : zdoptez une marketplace interne multi-vendeurs pour automatiser la gestion des fournisseurs de longue traîne (EDI, Punch-out).
- Le gain : réduction du coût par transaction de 95 € à moins de 20 €.
- La punchline : chaque commande non digitalisée est une source directe de surcoût.
🔷 Levier 4 — Simplifier l’achat pour les utilisateurs
- Action : Offrez une interface intuitive « façon Amazon » et installez des solutions de proximité (casier connectés) pour les consommables courants.
- Le gain : Augmentation de la satisfaction et fin des achats sauvages.
- La punchline : Un achat compliqué est un achat hors contrat.
🔷 Levier 5 — Faire appliquer réellement les contrats négociés
- Action : Utilisez les outils d’e-procurement pour guider l’utilisateur vers les contrats cadres et suivez l’adoption via des tableaux de bord.
- Le gain : Maximisation des économies négociées.
- La punchline : Une négociation sans application n’est qu’une perte de temps.
🔷 Levier 6 — Optimiser la logistique interne
- Action : Rationalisez la logistique du dernier mètre (VMI, Kanban) et automatisez les points de retrait.
- Le gain : Gains de productivité logistique et réduction des ruptures.
- La punchline : Le coût de réception ne doit pas dépasser la valeur du produit.
🔷 Levier 7 — Réduire les erreurs et la non-qualité
- Action : Analysez les causes racines des erreurs de commande et suivez des KPI qualité avec vos fournisseurs.
- Le gain : Réduction des coûts liés aux retours et aux litiges.
- La punchline : La non-qualité est le coût caché le plus difficile à rattraper.
🔷 Levier 8 — Utiliser les données pour détecter les surcoûts invisibles
- Action : Exploitez l’IA et l’analyse avancée des données pour détecter les anomalies et prévoir les besoins.
- Le gain : Une fonction achats proactive et une visibilité totale sur le TCO.
- La punchline : Sans données, les coûts cachés restent invisibles.
Transformer la classe C en levier de performance !





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Mesurer le ROI et les économies réalisées
Au-delà du prix facial, le succès de la gestion des achats de classe C se mesure via le TCO (Total Cost of Ownership).
- KPI à suivre : Coût par transaction, taux d’achats hors contrat (Maverick Buying), nombre de factures traitées par mois.
Calculez votre ROI en intégrant le temps humain libéré pour des tâches à plus haute valeur ajoutée. Pour aller plus loin sur le sujet, rendez-vous sur notre autre article pour découvrir comment calculer le coût réel d’un Achat de Classe C (TCOP).
Pourquoi les outils classiques (ERP/P2P) ne suffisent plus
Les ERP et solutions P2P classiques ont été conçus pour gérer des achats stratégiques, pas la longue traîne des achats de classe C. Leur rigidité et leur manque d’ergonomie poussent les utilisateurs vers les achats sauvages. Le modèle de la marketplace interne offre l’agilité nécessaire pour centraliser des milliers de petites transactions là où les outils classiques échouent par leur complexité.
Des achats de classe C : d'un centre de coût à un levier stratégique
Les achats de classe C ne sont plus une fatalité. En activant ces 8 leviers, vous transformez un fardeau administratif en un levier de performance durable. Ce ne sont pas les gros contrats qui plombent votre performance achats, ce sont les milliers de petites commandes invisibles.
Pour aller plus loin : Achats de classe C : enjeux, coûts cachés et limites des modèles classiques
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Foire Aux Questions (FAQ) - Tout savoir sur la classe C
Les achats directs (Classes A et B) entrent dans la composition du produit final. Les achats de classe C sont des achats indirects (hors production) nécessaires au fonctionnement de l’entreprise mais n’apportant pas de valeur directe au produit vendu.
La solution la plus efficace est d’offrir aux collaborateurs un outil aussi simple que les sites e-commerce grand public, tout en limitant le choix aux catalogues pré-approuvés.
En moyenne, une commande manuelle coûte entre 70 € et 100 € en temps de traitement (approvisionnement, réception, comptabilité). La digitalisation peut diviser ce coût par quatre.
Bien que de faible valeur, le volume massif des achats de classe C (EPI, fournitures) représente un levier majeur pour réduire l’empreinte carbone et favoriser les fournisseurs responsables.