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Libérer du temps aux acheteurs : IA et marketplace
On demande de plus en plus aux acheteurs, avec de moins en moins de ressources. […]
Libérer du temps aux acheteurs : IA et marketplace
- Arnaud
- Temps de lecture estimé : 6 minutes
On demande de plus en plus aux acheteurs, avec de moins en moins de ressources. Le premier numéro de Parlons HA, la revue du Conseil National des Achats, chiffre le mouvement : la fonction achats est passée d’environ 1,8 % à 1,4 % des effectifs des entreprises en quelques années. Dans le même temps, son périmètre s’élargit à la gestion des risques, à la RSE, à la souveraineté et à l’innovation. L’équation est claire : créer davantage de valeur, sur un champ plus large, avec des équipes plus resserrées.
Deux leviers reviennent systématiquement dans les débats de la profession pour résoudre ce paradoxe : l’intelligence artificielle et la marketplace. On les présente souvent séparément. Ils sont en réalité complémentaires, et c’est leur combinaison qui produit le vrai gain.
La moitié du temps part dans le transactionnel
Le point de départ est toujours le même : les acheteurs passent une part considérable de leur temps sur des tâches sans valeur ajoutée. À la RATP, Daniel Ruston, directeur des achats et de la logistique, raconte dans Parlons HA avoir analysé le quotidien de ses 220 acheteurs. Le constat : plus de la moitié du temps est consacrée à des tâches administratives ou à faible valeur, notamment les rapports de synthèse liés à la commande publique. La procédure à elle seule représente 41 % du temps.
Ce n’est pas propre à la RATP. Dans les achats indirects, le coût de traitement d’une commande de faible montant est souvent aussi élevé que celui d’une commande à cinq chiffres (Unite). Une entreprise de services qui a consolidé son panel de plus de 500 fournisseurs vers 5 interlocuteurs a vu son coût de traitement par commande chuter de 115 € à 22 €, soit plus de 400 000 € d’économies annuelles (Kloepfel by EPSA). Ce temps et cet argent, aujourd’hui, ne sont pas investis dans la stratégie. Ils partent dans la saisie, la validation et la relance.
L'IA libère du temps, mais ne supprime pas la tâche
L’intelligence artificielle s’est imposée vite dans les achats. Selon l’Observatoire National Stratégique des Métiers Achats du CNA, neuf acheteurs sur dix utilisent déjà l’IA, dont près des deux tiers régulièrement. Rédaction d’appels d’offres, synthèse de contrats, comparaison de scénarios : le gain de productivité est réel. À la RATP, l’objectif affiché est de restituer 30 % de temps aux acheteurs grâce à l’IA et à la donnée.
Mais l’IA optimise l’exécution d’une tâche, elle ne la fait pas disparaître. Un acheteur assisté par l’IA rédige plus vite un bon de commande, qualifie plus vite un fournisseur, compare plus vite des offres. Le flux, lui, reste le même : des centaines de références à traiter, des dizaines de fournisseurs à créer, des commandes à passer une par une. Accélérer un processus dispersé ne le rationalise pas.
La marketplace supprime la tâche à la source
C’est là que la marketplace intervient, avec une logique différente. Plutôt que d’accélérer le traitement de chaque transaction, elle en supprime une grande partie. En agrégeant l’offre au sein d’une place de marché unique, la direction achats ramène des centaines de comptes fournisseurs à un point d’entrée unique. Les métiers commandent en self-service dans un catalogue négocié. Les demandes se transforment automatiquement en bons de commande, la facturation est centralisée et les données remontent propres.
Le prescripteur gagne en autonomie, encadrée par les règles de l’acheteur. L’acheteur, lui, cesse de traiter le transactionnel et récupère du temps par construction, pas seulement par accélération. C’est exactement ce que permet une solution comme Origami Marketplace, pensée pour absorber le volume transactionnel et s’articuler avec vos outils d’e-procurement existants. Le sujet est particulièrement sensible sur les achats de classe C, ce tail spend qui concentre l’essentiel des références et des fournisseurs. Nous détaillons cette segmentation dans notre article sur les différences entre achats de classe A, B et C.
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IA et marketplace : deux leviers qui se cumulent
Opposer les deux approches serait une erreur. Elles agissent à des endroits différents de la chaîne et se renforcent.
- L’IA améliore l’intelligence : classification des dépenses, détection d’anomalies, guidage du prescripteur vers le bon choix, qualification des données articles.
- La marketplace améliore la structure : point d’achat unique, catalogues négociés, automatisation du procure-to-pay, données exploitables.
L’une nourrit l’autre. Une marketplace alimente l’IA en données propres et structurées ; l’IA rend la marketplace plus pertinente pour l’utilisateur. Ensemble, elles attaquent le vrai problème, qui n’est pas la lenteur d’une tâche isolée mais la masse des tâches à faible valeur.
Origami Copilot : l'IA au service de vos acheteurs
Chez Origami Marketplace, cette synergie entre IA et marketplace n’est pas qu’une roadmap. Elle est déjà en production. Origami Copilot est un module IA intégré au front-office. Il donne à vos acheteurs un assistant conversationnel ancré dans votre catalogue réel, disponible 24h/24, capable de rechercher, comparer, renouveler et importer des commandes.
Ce que fait Copilot concrètement :
- Chat IA conversationnel : l’acheteur décrit son besoin en langage naturel, le Copilot interroge votre catalogue et retourne les produits correspondants. Il comprend les synonymes métier, les références partielles et les descriptions approximatives.
- Smart Reorder en 1 clic : analyse de l’historique, proposition de renouvellement, alertes de réapprovisionnement. Le temps de renouvellement passe de 20 minutes à un clic.
- Import commandes en masse : CSV, Excel, PDF, … L’IA extrait, mappe les références et injecte dans le panier.
- Demandes de devis assistées : structuration, soumission aux bons fournisseurs, suivi et comparatif dans un tableau de bord.
- Comparateur produits et recherche visuelle : comparaison multi-critères et identification de produit par photo.
En 5 minutes, pas en 5 mois
Copilot s’active sur votre front-office Origami Marketplace ou votre Prestashop en quelques minutes. Pas de développement custom, pas de projet d’intégration. Le module se connecte nativement à votre catalogue, vos stocks et vos prix. Le premier acheteur peut l’utiliser le jour même de l’activation.
Un modèle économique transparent
199 €/mois pour la plateforme, plus l’usage IA facturé à la consommation. C’est 10 à 30 fois moins cher que les solutions SaaS d’IA achats qui facturent des licences par utilisateur ou des forfaits annuels. Détail des tarifs sur la page Origami Copilot.
Réinvestir le temps gagné, pas le supprimer
Un point de vigilance, soulevé dans Parlons HA par Carine Vinardi, ancienne directrice R&D et opérations chez Tarkett : si la libération de temps sert uniquement à réduire les effectifs, les démarches s’effondrent d’elles-mêmes. Le gain n’a de sens que réinvesti là où les acheteurs créent réellement de la valeur : intelligence des marchés, relation fournisseurs, gestion des risques, innovation, sécurisation des approvisionnements.
La RATP a d’ailleurs choisi de nommer cette évolution en parlant d’acheteurs « engagés, augmentés » : engagés parce qu’ils portent des valeurs, augmentés parce qu’ils sont soutenus par la donnée et les outils. C’est le bon cadre. L’IA et la marketplace ne remplacent pas l’acheteur. Elles le libèrent du transactionnel pour le repositionner sur la valeur, précisément ce que les directions générales attendent aujourd’hui d’une fonction qui pilote en moyenne 67 % du chiffre d’affaires des entreprises.
Combien de temps vos équipes passent-elles sur le transactionnel ?
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