Étude CNA et Agile Buyer, les 4 points à retenir pour les Achats en 2026

L’édition 2026 de l’étude AgileBuyer x CNA (Conseil National des Achats) marque un tournant historique. Si 2025 était une année d’expérimentation, 2026 est l’année du réalisme. L’analyse des données révèle un changement de paradigme : les directions achats ne cherchent plus seulement à « gérer la crise », mais à institutionnaliser la résilience à travers trois leviers majeurs : la productivité induite par l’IA, le recentrage RSE et la sécurisation financière des supply chains.

1. La "remise IA" : le nouveau levier de négociation

L’étude 2025 montrait que 40 % des acheteurs utilisaient déjà l’IA. En 2026, cette adoption n’est plus un sujet de curiosité, mais un enjeu de partage de la valeur.

Le passage à 60 % d’utilisation régulière en 2026 s’accompagne d’une nouvelle exigence : la transparence des coûts. Les acheteurs ont compris que l’IA réduit drastiquement les coûts de structure de leurs fournisseurs (back-office, design, logistique).

On voit apparaître des demandes de « remises IA » : les directions achats demandent que la baisse des coûts opératoires des fournisseurs soit répercutée sur les prix d’achat via ces “remises”. C’est la fin de la « boîte noire » technologique des prestataires.

2. RSE : un coup de frein inattendu ?

Chiffre choc de cette édition 2026 : pour la première fois depuis 2022, les objectifs liés au développement durable marquent un recul.

Indicateur RSEÉdition 2025Édition 2026
🌱 Objectifs de développement durable78%69%
💨 Critère CO2 dans le choix des fournisseurs51%42%

L’étude souligne que pour 34 % des répondants, la RSE tend à être reléguée au second plan face aux urgences de rentabilité. Cela peut sembler paradoxal à l’heure du dérèglement climatique. Pourtant, l’analyse des données du CNA révèle une mutation profonde plutôt qu’un désengagement.

Ce que cela signifie :

  • La fin du « green-dating » : en 2025, 57 % des acheteurs dénonçaient l’utilisation de la RSE comme prétexte à des hausses de prix non justifiées.
  • La rigueur du critère : en 2026, la RSE devient « sanctionnelle » plutôt que « promotionnelle ». On ne choisit plus un fournisseur parce qu’il à des propositions écologiques, mais on l’écarte s’il ne respecte pas les normes de base.
  • Arbitrage budgétaire : face à une pression constante sur les marges, le « prix juste » a repris le dessus sur le « prix vert ». L’achat responsable doit désormais prouver sa rentabilité économique immédiate (économie circulaire, réduction de la consommation d’énergie).

3. Risques fournisseurs : des défaillances au plus haut

Avec 65 % des répondants à l’étude préoccupés par la santé financière de leurs partenaires en 2025. En effet, ces fragilités sont une réalité avec 68 500 défaillances d’entreprises enregistrées en France en 2025, un record historique.

Ce que cela signifie :

La fonction achats se mue en direction de la gestion des risques.

  • Multi-sourcing systématique : pour contrer les situations de monopole (subies par 67 % des acheteurs en 2025), les directions achats 2026 investissent massivement dans la diversification.
  • Souveraineté et relocalisation : l’étude confirme que le « made in France » reste un souhait complexe. Si l’intention est là, le passage à l’acte est freiné par le coût.
    En 2026, la relocalisation est chirurgicale : elle ne concerne que les composants critiques où le risque de rupture est jugé inacceptable.

Risque perçu20252026 (projection)
🙅 Défaillance financière65%Stagnation haute (risque critique)
🥷 Cyberattaques42%Augmentation (intégration de l’IA)
👎 Monopoles subis67%Tentative de réduction via la multi-sourcing

Procurement 2026 : les Directions Achats choisissent la marketplace

À l’horizon 2026, les directions achats font face à un double impératif : gagner en agilité pour naviguer dans un contexte économique volatil, et construire une résilience à toute épreuve. Le modèle marketplace B2B s’impose comme la réponse stratégique pour transformer ces défis en opportunités.

4. Priorité aux coûts : le retour en force du "saving”

L’inflation s’est stabilisée, mais la psychologie de l’acheteur 2026 reste marquée par la période 2023-2024. L’objectif de réduction des coûts (prioritaire pour 77 % des directions) est devenu plus technique.

L’acheteur ne se contente plus de demander une remise. Il pratique le “cost breakdown analysis(décomposition des coûts). En 2026, la performance achats se mesure à la capacité de l’acheteur à comprendre la structure de coût du fournisseur mieux que le fournisseur lui-même.

« L’acheteur de 2026 n’est plus un négociateur de prix, c’est un ingénieur de la valeur. Il doit jongler entre la rentabilité immédiate et la survie à long terme de sa chaîne d’approvisionnement. »
Synthèse de l’étude AgileBuyer/CNA.

5. L'analyse des Experts : pourquoi la marketplace est la réponse aux enjeux 2026 ?

« En 2026, l'étude AgileBuyer x CNA confirme que l'acheteur n'est plus un simple négociateur de prix, mais un chef d'orchestre d'écosystèmes. Face à 67 % de situations de monopoles subis et à une exigence de "Hard Saving" qui touche 77 % des directions, la marketplace privée n'est plus une option technologique, c'est un bouclier stratégique. Elle permet d'automatiser la capture des gains de productivité liés à l'IA et d'industrialiser le "multi-sourcing" pour ne plus jamais être l'otage d'un fournisseur unique. »

Julien Bruitte, CEO d'Origami Marketplace

Julien Bruitte, CEO d'Origami Marketplace

Les experts d’Origami Marketplace décryptent les trois enseignements majeurs de l’étude sous le prisme de la plateforme :

  • Transformer la « remise IA » en réalité opérationnelle

L’étude 2026 souligne que les acheteurs veulent récupérer les gains de productivité de l’IA chez leurs fournisseurs : « pour exiger une baisse de prix liée à l’IA, encore faut-il pouvoir comparer en temps réel. La marketplace centralise la donnée de centaines de fournisseurs. Elle permet de mettre en place des algorithmes de dynamic pricing qui comparent instantanément les structures de coûts. Sans une plateforme centralisée, l’acheteur est incapable de vérifier si son fournisseur lui répercute réellement ses gains technologiques. »

  • Briser les monopoles par le « self-service » contrôlé

L’un des chiffres les plus marquants de l’étude est la persistance des monopoles (67 % des répondants).

« Le monopole est souvent le résultat d’une habitude d’achat ou d’une flemme administrative (processus d’onboarding trop lourd). En déployant une marketplace interne, une direction achats peut intégrer des dizaines de PME innovantes ou locales en quelques clics. En 2026, la technologie marketplace permet de déconcentrer le risque en offrant aux collaborateurs un catalogue large mais pré-validé, cassant mécaniquement la dépendance aux « gros » fournisseurs traditionnels. »

  • La RSE : passer du discours à la donnée « transactionnelle »

Le recul de la RSE (69 % en 2026 contre 78 % en 2025) montre un besoin de preuves tangibles de rentabilité. : « si la RSE recule, c’est parce qu’elle était trop déclarative et pas assez intégrée à l’acte d’achat. Sur une marketplace, le score carbone ou le critère de proximité n’est pas une option dans un rapport annuel : c’est un filtre de recherche. En 2026, la seule manière de maintenir les objectifs RSE face à la pression des coûts est de les rendre « invisibles » et automatiques dans le parcours d’achat numérique. »

Conclusion : vers une ère de "sobriété stratégique"

L’évolution entre 2025 et 2026 dessine une fonction Achats plus mature, moins idéaliste mais plus influente. En intégrant l’IA dans les contrats, en rationalisant la RSE et en sécurisant les flux financiers, les acheteurs s’imposent comme les véritables garants de la marge opérationnelle des entreprises.

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