« La seconde-main est vouée à représenter 27% des garde-robes des consommateurs d’ici 2023, contre 21% aujourd’hui« . C’est ce qu’avance une étude réalisée par le cabinet Boston Consulting Group pour Vestiaire Collective. Aujourd’hui estimé entre 30 et 40 milliards de dollars à l’échelle mondiale, le marché de la seconde-main devrait continuer sur cette lancée, pour les années à venir.
Pourquoi le marché de la seconde-main est-il si tendance aujourd’hui ? Dans cet article, nous vous proposons de découvrir comment la marketplace a participé à l’essor de ce nouveau modèle d’économie collaborative à travers le monde.

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La seconde-main, un marché en pleine croissance

 

L’occasion, ce marché en vogue

Seconde-main, upcycling, vintage, occasion… ce sont des termes semblables, appartenant à la même famille, mais pourtant ayant chacun leur particularité. Concrètement, un produit de seconde-main n’est ni plus ni moins qu’un produit d’occasion.

Lorsqu’un utilisateur achète un article de seconde-main sur un site dédié (Vinted, Preppy Sport,…), il achète en fait un produit d’occasion. C’est pour cela que l’on dit que le marché de la seconde-main œuvre à la seconde vie des produits.

Une tendance en amenant une autre (ou plusieurs autres!), le marché de la seconde-main a fait naître un autre phénomène, celui de l’upcycling. Cela consiste, pour les consommateurs, à amener des produits en magasin afin de les remettre dans le circuit de distribution. Ils peuvent également vendre leurs produits aux magasins pour en acheter d’autres de seconde main. Ainsi, la marque peut retravailler ces anciens produits pour en faire des produits “neufs” reconditionnés. Si le marché de la seconde-main est si en vogue, c’est parce qu’il permet de créer un nouveau flux.

 

La seconde-main comme alternative durable pour une consommation responsable

Les consommateurs sont aujourd’hui soucieux d’allier écologie et économies. En raison de la conjoncture, ils s’intéressent d’autant plus à leur pouvoir d’achat et sont également préoccupés par la crise environnementale que nous connaissons.

Pourquoi acheter en seconde main ? Pour produire des vêtements, il faut beaucoup d’énergie, d’eau et la plupart des vêtements sont peu ou pas recyclables. Le marché de la seconde-main apporte donc une réponse à cette problématique en participant à la circularité des produits ou services en intégrant cette nouvelle donne écologique.

Le marché de la seconde-main fait partie intégrante de l’économie et se présente comme une alternative durable et responsable surtout dans l’industrie de la mode quand on sait que celle-ci est la deuxième industrie plus polluante, après celle du pétrole.

 

Un marché en plein essor dans le secteur de la mode

Selon une étude réalisée par l’IFM, institut français de la mode, Thomas Delattre, enseignant chercheur au sein de cet institut s’est exprimé sur l’état du marché de la seconde-main en France : “le marché de la seconde-main pèse globalement 50 milliards dont environ 1 milliard pour le secteur de la mode. C’est un marché qui connaît une croissance fulgurante. Il existe depuis des décennies mais était autrefois un peu archaïque. Ce marché s’est démocratisé avec l’apparition de marketplaces comme Vinted, Le Bon Coin ou Vestiaire Collective.

Selon une autre étude réalisée par ThredUp, une plateforme de revente, “le marché des vêtements d’occasion sera 1,5 fois plus important que la fast fashion d’ici 2028 et les articles de seconde main devraient représenter en moyenne 13% du contenu des placards américains.

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De profondes transformations des habitudes de consommation

 

De consommateurs à consomm’acteurs

Sophie Bocquet, directrice de Citadium confiait que les prémices du marché de la seconde-main sont apparues il y a 5 ou 6 ans avec une volonté de la part des clients de s’éloigner du phénomène de la fast fashion. Elle liste plusieurs critères d’achat :

Le critère du prix : les consommateurs replacent le critère du prix comme premier critère de choix lors de leur acte d’achat.

Le critère d’unicité du produit : Il s’agit d’un critère auquel l’industrie de la fast fashion est incapable de répondre étant donné sa production de masse.

Le critère éthique : il est lié à une sensibilité nouvelle au développement durable. Il y a une prise de conscience générale qui influe sur les comportements d’achat des consommateurs.

 

La mode en tête fait la fête… sur Instagram !

La prise de conscience générale quant à la nécessité de changer nos modes de consommation a fortement été insufflée par le réseau social Instagram. En effet, pendant que ce réseau grimpait en flèche sont apparus de plus en plus de comptes parlant de mode d’occasion invitant les internautes à repenser leur manière de consommer, c’est-à-dire une consommation plus respectueuse de l’environnement et qui respecte le bien-être des salariés.

Des comptes d’influenceuses lifestyle parlant de mode de seconde-main se sont multipliés sur la toile. Elles y mettent en avant leurs vêtements et accessoires vintage et de seconde-main. Les abonnés et les commentaires ne font d’ailleurs qu’augmenter sous ces comptes, ce qui prouve une fois de plus qu’il y a une réelle demande sur le marché.

Quand retailers et seconde main s’allient pour un monde meilleur

Le marché de la seconde-main s’est tellement démocratisé qu’il ne s’agit plus seulement d’un marché entre particuliers comme sur Vinted. Il y a des marques qui axent entièrement ou en partie leur positionnement sur ce marché.
Les marques souhaitent elles aussi donner une seconde vie aux produits avec un travail de valorisation et de merchandising comme s’il s’agissait de produits neufs en rendant les produits plus abordables et accessibles, comme c’est le cas pour les marques de luxe.
On peut notamment citer les partenariats entre Ba&sh et la start-up de mode circulaire Refluant, Burberry et The RealReal, Pomellato et Vestiaire Collective.

Face à la multiplication des pure players positionnés sur le marché de la seconde-main et aux nouvelles lois énergétiques (cf loi sur l’économie circulaire publiée le 11 février au Journal Officiel), les groupes de la grande distribution n’ont d’autre choix que de s’adapter.

Les solutions de place de marché, avec leur go-to-market rapide, apparaissent comme l’alternative durable pour permettre aux retailers de vendre leurs invendus et de compenser leur perte de trafic.

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Le rôle des marketplaces dans l’essor du marché de l’occasion

 

Il est loin le temps des catalogues, place à la seconde-main digitale

L’offre de la seconde-main est extrêmement présente en ligne à travers les sites e-commerce, les réseaux sociaux ou les marketplaces. Elle permet de capter un nouveau public qui ne connaissait pas ou très peu le marché de l’occasion et développe désormais une conscience responsable lors de ses achats.
Les jeunes (25 ans et moins), ont quant à eux, une vraie appétence pour le marché de la seconde-main. Ils sont accoutumés à cette industrie et ses enjeux.

Avec l’évolution des habitudes de consommation, les marketplaces donnent de la visibilité à des petits créateurs souhaitant se positionner rapidement et facilement sur un marché de niche.
Ce phénomène ne touche pas seulement les consommateurs français, bien au contraire. Les étrangers sont également friands du “consommer mieux”, d’où l’importance d’établir une présence en ligne pour répondre à la demande d’une clientèle européenne, voire internationale.

La Covid-19, comme accélérateur sur le marché de la seconde main

Le marché de la seconde-main est indéniablement en pleine croissance et avec la crise de la Covid-19, l’offre en ligne s’est multipliée pour pallier aux limites de l’offre en magasin suite à la fermeture imposée de ces derniers.

Les français sont de plus en plus décomplexés quant à l’achat de produits de seconde-main. Ils sont nombreux à acheter des produits d’occasion et aussi à pratiquer la vente en ligne entre particuliers. Il s’agit d’un réel changement de comportement qui fait d’eux à la fois des acheteurs mais aussi des vendeurs. Ce modèle s’est démocratisé avec l’émergence de marketplaces positionnées sur le marché de la seconde-main.

En outre, la diminution du pouvoir d’achat des ménages les poussent également davantage à se tourner vers les produits de seconde-main.
Il faut souligner que le critère de prix, bien qu’il soit souvent déterminant, ne fait pas tout et que la prise en compte de l’environnement et du côté éthique est un facteur qui devient essentiel pour les acheteurs de seconde-main. Ces derniers souhaitent donner une seconde vie aux produits en effectuant un achat engagé, qui a du sens pour eux.
Ce phénomène s’accentue encore plus avec la volonté de soutenir l’économie locale et nationale en cette période de crise et d’incertitudes.

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Si le marché de la seconde-main est aujourd’hui si tendance, c’est parce que le modèle de la marketplace a indéniablement joué son rôle et il y contribue encore jour après jour en générant du trafic, recréant le lien entre les vendeurs et les consommateurs et en recrutant de nouveaux clients. En donnant vie à votre projet de marketplace, vous en offrez une seconde à vos produits.

Le futur est seconde-main !

Sources :
Vinted et Back Market, les rois de la second main qui tirent le marché vers le haut – LSA
Le marché de la friperie dépassera celui de la fast fashion en 2028 – ID, l’info durable
Le marché du vêtement de l’occasion se structure – Le Point
Le marché de la seconde main défie les enseignes de mode – Le Monde
Retailers et Marketplaces de seconde main peuvent-ils s’entendre ? – Comarketing New

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