Le commerce de détail déjà lourdement impacté par la conjoncture économique se trouve à présent face à une crise sanitaire sans précédent. Cette dernière – en contraignant les commerçants à engager une transition digitale – se révèle être un accélérateur du e-retail et de la mode en ligne. La montée d’une conscience écologique et d’un renouveau de la consommation des ménages montrait déjà des signes de mutation ces dernières années, mais la pandémie de COVID-19 semble avoir accéléré le processus. De nouvelles alternatives de consommation émergent et en particulier celle de l’économie collaborative et de la seconde-main à travers la marketplace C2C.

Dans cet article, découvrez comment le secteur du retail parvient à se réinventer en misant sur le recyclage et l’économie circulaire.

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État des lieux du retail en France : quand les soldes se démodent

En 2016, le secteur du textile et de l’habillement était en recul de près de 2% et les perspectives n’étaient guère encourageantes. Aujourd’hui, la fréquentation des magasins est en berne et la crise sanitaire actuelle ne fait rien pour arranger cette situation déjà instable. Le constat est d’ailleurs sans appel pour Christian Pimont, président de l’Alliance du commerce : « en 10 ans, le marché de l’habillement classique en magasin aurait perdu 10% de sa valeur ». Confinés, les Français n’ont pas d’autre choix que de consommer en ligne.

En France, près de 30% des Français ont acheté un article de mode sur Internet pendant le confinement, dont 2.6 millions de nouveaux clients. Internet capte ainsi 23.8% des dépenses de ce marché sur le 1er semestre 2020 (+ 8.8 points vs le 1er semestre 2019).

Les enseignes se tournent donc vers le modèle e-commerce et la mode en ligne.

Mais est-ce bien suffisant ? La question se pose, car avec un recul du pouvoir d’achat sur fond de crise sanitaire et climatique, les Français attendent des grandes enseignes un virage aussi bien stratégique qu’écologique.

Ils sont en effet de plus en plus nombreux à consommer durable et « 41% des Français devraient acheter un vêtement de seconde main dans les prochains mois. Quand ils étaient 16% en 2018 », selon Frédéric Valette, directeur à l’institut Kantar, c’est pourquoi les grandes enseignes tentent de se faire une place sur ce nouveau marché porteur : 

  • H&M lance Afound, plateforme de déstockage de marques
  • Ba&sh lance un outil destiné au recyclage de vêtements neufs

Mais ce virement stratégique à priori responsable est équivoque car il ne semble pas proposer de réelle réponse à la question de la surproduction et par extension à la surconsommation.

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2020, une année charnière pour l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage

Lundi 10 février 2020, le Président de la République a promulgué la loi n° 2020-105 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Elle est parue au Journal officiel n° 0035 du 11 février 2020

Si l’on ne peut pas franchement parler d’une année millésimée, 2020 commençait pourtant bien avec cette nouvelle loi sur l’économie circulaire dont l’objectif est d’accélérer le changement des modèles de production et de consommation.

La loi s’articule autour de plusieurs grandes orientations :

  • réduire les déchets et sortir du plastique jetable
  • mieux informer le consommateur
  • agir contre le gaspillage
  • mieux produire et lutter contre les dépôts sauvages.

La destruction (incinération et mise en décharge) des invendus non alimentaires neufs (vêtements, chaussures, produits de beauté, livres, électroménager,…est interdite par principe. Les entreprises doivent donner ou recycler leurs produits au plus tard fin 2021 ou fin 2023 selon les secteurs.

Les retailers sont donc contraints de changer de modèle de production et trouver une solution de recyclage pour leur invendus… et vite !

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La marketplace C2C, une alternative durable dans le monde du retail

Dans ce contexte, de nouvelles collaborations entre les acteurs de la mode et les places de marchés peuvent ainsi émerger et développer le concept de mode circulaire. Nous avons pu observer une telle collaboration entre la maison Joaillère italienne Pomellato et la marketplace Vestiaire Collective, qui à l’occasion de la Saint-Valentin se sont associés afin de célébrer l’amour de la seconde-main. Une véritable Love Story prônant la circularité !

Cette alternative durable, facile et rapide à mettre en place permet aux petits et grands groupes de trouver une solution performante pour gérer les invendus et compenser la perte de trafic dans les magasins physiques.

Mais comment cela fonctionne-t-il exactement ?

marketplace c2c

La place de marché C2C est – par nature – un lieu d’échange entre des acteurs particuliers. Ces derniers dénichent sur ces plateformes des avantages qu’ils ne trouvent pas dans le commerce traditionnel :

  • Des prix bas sur des articles d’occasion et l’occasion de faire de bonnes affaires
  • Des articles introuvables ou difficiles à trouver sur le marché du neuf
  • Une possibilité de revente et par conséquent une augmentation de l’épargne ou du pouvoir d’achat
  • Une alternative à la surproduction et surconsommation
  • La mise en avant du développement durable
  • La possibilité de donner une seconde-vie à un article

C’est donc très naturellement que des plateformes comme Vinted, Vestiaire Collective ou Roxine Club captent un public friand d’échanges et d’économie maligne. Au sein de ces lieux d’échanges transitent des articles de marques, c’est ainsi que les-dites marques se sont aperçues qu’un marché – celui de l’occasion – existait et leur échappait.

 

Afin de tenter de s’approprier ce nouveau marchéestimé à environ 1 milliard d’euros selon l’IFM-, plusieurs options s’imposent alors :

  • S’inviter sur ces plateformes et proposer une nouvelle expérience B2C en créant une boutique officielle proposant des articles d’anciennes collection et autres invendus et retours > Soit devenir vendeur sur une marketplace
  • Lancer une solution marketplace de seconde-main en nom propre sur laquelle il sera possible de se concentrer le flux des échanges et se rémunérer à la commission sur les transactions, par exemple > Soit devenir opérateur d’une marketplace

Le marché du C2C est en constante croissance en raison de sa rentabilité. En effet, le coût du recours à des tiers est en baisse, la quantité de produits vendus par les consommateurs augmente régulièrement et l’état favorise ces nouveaux usages. De plus, l’opportunité de se placer dans une niche est plus forte car le marché n’est pas encore mature. Comme nous avons pu le lire dans l’interview de Camille, gérante de la place de marché Preppy Sport, les marketplaces dédiées au marché de la seconde main ont le vent en poupe. Un fort potentiel donc, qui se trouve exacerbé dans le cas d’un marché de niche.

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Finalement, le retail se réinvente en misant sur le marché de la seconde-main et l’économie circulaire et c’est une bonne nouvelle pour la planète. Le secteur bien que meurtri par une conjoncture économique défavorable et une crise sanitaire semble avoir un nouvel atout dans sa manche, un allié nommé place de marché.

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« Roxine est un site en ligne de vente de vêtements et d’accessoires d’occasion pour les femmes rondes à partir de la taille 42. Le projet du Roxine Club est de donner une seconde vie aux vêtements tout en proposant sur le site des fins de séries se trouvant chez les marques et magasins indépendants »
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