Véritable levier, les marketplaces tendent aujourd’hui de plus en plus à répondre aux nombreux défis notamment ceux concernant la lutte contre le gaspillage, le réemploi ou encore le recyclage.

Autant de problématiques auxquelles doivent répondre les places de marché en ligne depuis le 1er janvier 2022 avec la loi AGEC (Loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) qui régularise les invendus non alimentaires. Faisons le point aujourd’hui ce modèle qui tente de répondre aux défis de l’anti-gaspi !

logo sans fond origami marketplace

Le modèle marketplace impacté par la loi AGEC

Afin de répondre aux dernières obligations légales en vigueur et de pouvoir continuer la vente sur les marketplaces, les e-commerçants doivent plus que jamais se mettre en conformité avec la Loi AGEC. Cette loi s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) mais pas que. Toutefois, c’est un atout de vente à ne pas négliger vis-à-vis des nouvelles attentes des consommateurs, qui sont plus sensibles à l’impact de leur consommation sur l’environnement.

En effet, nombreuses sont les solutions qui voient le jour afin de répondre au mieux aux nouvelles attentes des consommateurs. L’avantage d’une telle solution ? La capacité à surfer sur les nouvelles tendances, voire détecter les circuits disruptifs, et ainsi se positionner comme précurseur du changement. Bien entendu, la scalabilité, la possibilité d’agréger rapidement des offres, et le statut de tiers de confiance, confèrent aux marketplaces de l’économie circulaire permettent aux entreprises de répondre aux enjeux liés à la loi AGEC.

Ainsi, sortir de la surconsommation, limiter les déchets, préserver l’environnement, et la biodiversité, bref, autant d’arguments qui poussent à choisir le modèle marketplace.

logo sans fond origami marketplace

Quelles sont les conséquences pour ces marketplaces ?

La loi AGEC impacte autant les fabricants que les distributeurs, mais également les importateurs de produits générant des déchets. Ainsi, les marketplaces ont dû se mettre rapidement en conformité avec cette nouvelle loi et les premiers touchés sont les marketplaces. En effet, elles se retrouvent en première ligne des contraintes, dès lors qu’elles détiennent des stocks de produits neufs non alimentaires.

Les plateformes en ligne doivent prendre une série de mesures en adéquation aux obligations légales qui leur incombent ainsi que pour s’insérer dans une démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Nouveauté également pour les marketplaces, elles sont désormais tenues de procéder à leur inscription auprès de l’ADEME, (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), et faire réviser sa conformité à la loi AGEC, en fonction des produits qu’elle vend.

Bien qu’à première vue les mesures citées précédemment semblent être une contrainte non négligeable, elles constituent toutefois une opportunité significative pour les marketplaces. En effet, cela leur permettra de renforcer la confiance des consommateurs déjà sensibilisés à la cause environnementale et donc l’adhésion aux marketplaces d’invendus, convertir d’autres clients et par conséquent développer leurs revenus.

logo sans fond origami marketplace

Le modèle marketplace pour valoriser les invendus

Les e-commerçants n’ont évidemment pas tous attendu la loi AGEC pour traiter leurs invendus non alimentaires – et nombreux sont ceux ayant déjà créé des marketplaces dédiées au déstockage. Ici, la notion d’invendu non alimentaire dépend du secteur d’activité et du niveau de stocks. On parle donc de marchandises ne correspondant plus à la demande suite par exemple à une évolution de la mode (phénomène de fast fashion), de la technologie ou encore de fins de séries difficiles à valoriser (notamment le secteur du bricolage).

Il est désormais primordial pour les acteurs de l’e-commerce de modifier leur business model et de transitionner vers un modèle plus vertueux et créateur de valeur. Aujourd’hui, les plateformes B2B ou encore B2C travaillent sur ce nouveau modèle générateur de croissance en permettant de se débarrasser d’invendus et de valoriser les biens de seconde main.

En ce qui concerne les retailers, le fait d’intégrer à leurs marketplaces un catalogue de produits issus de l’économie circulaire représente un des leviers les plus pertinents pour écouler leurs stocks d’invendues.

logo sans fond origami marketplace

Positionnées au carrefour de la lutte anti-gaspillage et de la valorisation des invendus, les marketplaces ayant déjà entamé leur transition, possèdent déjà une longueur d’avance dans la démarche d’économie circulaire. Il faut à présent trouver de nouvelles manières de conquérir de nouveaux marchés.

—–
| Origami Marketplace